Toutes ces feuilles, passant du vert au rouge, au jaune, au marron.
Mais après ces changements "caméléonesques", elles finissent par tomber.
Alors commence le ballet funèbre, dont les protagonistes sont le vent et ces enfants de la nature qui ne demandent qu'à vivre encore et toujours.
Magnifique lutte contre la mort, magnifique, mais mort inévitable.
Les éléments ont, comme chaque année, raison de ces dames volantes.
Et ces doux parfums, cet air frais et piquant au matin...
La brume prenant un malin plaisir à masquer tout ce qui l'entoure, donnant un aspect lugubre à la nature.
Les journées qui raccourcissent apportent une certaine monotonie de la vie, voir une lente déprime qui prend place petit à petit dans la nature et les esprits.
Déprime s'observant chez les arbres, pauvres troncs nus. Leur aspect morbide est désolant, à tel point que l'on pourrait les plaindre de cette froideur qu'ils dégagent.
Ils ne souhaitent que la renaissance de leur doux feuillage pour avoir de nouveau toute leur dignité, feuillage qui est leur seul compagnon de route tout au long de leur vie.
Tout ceci est tellement déprimant.... Imprégnation d'une douce lassitude dans l'atmosphère.
Mais l'Automne, sa fraîcheur, sa palette de couleurs, ses parfums, cet aspect funèbre n'est que pure beauté !
ô Automne, entre dans ma vie et je te supplie à genoux : entre et restes-y. Berce-moi douce mélodie de la mort et à jamais.
